Programmes
Paris , Ile -de-France
MAHJ
Dimanche 6 septembre 2026
Les juifs et la France : une histoire d’amour
de 10h à 18h

Cette journée est pensée comme un moment de célébration historique et culturelle. Le public est invité à découvrir une histoire complexe de l’Antiquité à nos jours, faite d’expulsions, d’émancipation, de trahison, de renaissance et d’incertitude.
Dans la cour d’honneur se tiennent la traditionnelle braderie de livres d’occasion et le salon du livre qui réunit une trentaine d’auteurs en dédicace. Essais, ouvrages d’histoire, romans et témoignages personnels offrent différentes perspectives sur l’histoire et la condition des juifs en France. Une table ronde à l’auditorium, en partenariat avec la Revue K, vient ponctuer la journée, interrogeant au présent le lien entre les juifs et la France. Des visites guidées thématiques dans les collections du musée offrent aux visiteurs la possibilité d’appréhender les moments importants de cette longue histoire.
« Les juifs et la France : une histoire d’amour » se veut une journée de partage et de réflexion, sur l’engagement d’une minorité pour la République et ses valeurs, la mémoire d’un passé douloureux et les enjeux contemporains.
Programme
Activités gratuites – Sauf mention contraire
10h -18h
Collection permanente
Exposition – Chaim Kaliski. Jim d’Etterbeek
Accrochages
Marc Chagall. Jour de fête, 1914
L’École de Paris dans les collections
Itinéraires d’œuvres spoliées. Diane Esmond et Fédor Löwenstein
10h-18h
Librairie
Amour en calligraphie
L’artiste calligraphe parisien Michel D’Anastasio a conçu spécialement pour les JECJ une série d’œuvres et de reproductions de calligraphies hébraïques sur le thème de l’amour. Un choix de ses toutes dernières créations sera mis en vente à la librairie du mahJ.
11h-12h30
Visite guidée
Heureux comme un juif en France ?
> Cour d’honneur, point d’accueil
Inscription sur place, 15 minutes à l’avance
Visite guidée pour les adultes par Raphaëlle Laufer Krygier, conférencière du musée
À travers une approche sociale, culturelle, économique et politique, cette visite permet une analyse de l’évolution de la présence des juifs en France du Moyen Âge au XXe siècle : de « serfs du roi » à citoyens dans la République.
12h-17h
Braderie de livres
> Cour d’honneur
Plusieurs centaines d’ouvrages d’occasion à petits prix sur tous les aspects des cultures juives.
14h-17h30
Salon du livre
> Cour d’honneur
Plusieurs dizaines d’historiens, de philosophes, de sociologues, d’essayistes et d’écrivains dédicacent leurs ouvrages.
14h-15h30
16h-17h30
Chana Alster, Nathalie Azoulai, Pierre Birnbaum, Evelyne Bloch-Dano, Pascal Bresson, Antoine et Isabelle Chereau, Martine Cohen, Natalie David-Weill, Alexandre Doulut, Charles Dreyfus, Janine Gerson, Sylvie-Anne Goldberg, Martine Gozlan, Noémie Halioua, Dominique Jarrassé, Théodora Jarrassé-Raquillet, Vincent Jaury, Johanna Lehr, Nadia Malinovich, Arnaud Nemet, Denis Olivennes, Philippe Oriol, Jonas Pardo, Deborah Pasmantier, Pierre Savy, Raphaël Sigal et Lisa Vapné.
14h-14h30 et 16h-16h30
Rencontre dans les salles
Les juifs et la France
> Cour d’honneur, point d’accueil
Inscription sur place, 15 minutes à l’avance
Rencontre dans les salles avec Claire Decomps, conservatrice en chef des collections historiques et des judaica au mahJ
Cette rencontre est l’occasion de découvrir des objets et documents témoignant de l’amour des juifs pour la France, exposés dans le parcours ou sortis spécialement des réserves du musée.
15h-16h30
Rencontre
Juifs de France. Et maintenant ?
> Auditorium
Payant, sur réservation
Rencontre avec Yonatan Arfi, président du Crif, Noémie Issan-Benchimol, philosophe, et Jonathan Hayoun, documentariste et essayiste, animée par Stéphane Bou, rédacteur en chef de la revue K.
Que reste-t-il du franco-judaïsme ? Longtemps porté par une promesse d’intégration républicaine, le modèle juif français est aujourd’hui traversé par le doute, les fractures, et les recompositions. Alors que l’antisémitisme explose et que lien affectif à Israël, intensifié par la solidarité éprouvée à la suite du 7 octobre, est plus que jamais devenu un motif d’ostracisme, comment les Français juifs envisagent-ils leur avenir ?
En partenariat avec la revue K.
Le goût des voyages avec ¬JguideEurope
Œuvre de la Fondation Jacques et Jacqueline Lévy-Willard, le site internet JguideEurope est la continuation du Guide Culturel des Juifs d’Europe (Le¬ Seuil, 2002). Installé dans le vestibule, Steve Krief, son rédacteur en chef, présente toute la richesse du site et les trésors de la culture juive européenne, ainsi que les informations sur les lieux à ¬visiter pour votre prochain voyage !
De 12h à 18h![]()
À la découverte du programme des JECJ
L’association JECPJ France présente dans le vestibule toute la diversité du programme des Journées européennes de la culture juive, organisées à partir du premier dimanche de septembre et poursuivies durant les premières semaines d’automne, en France et en Europe.
De 12h à 18h ![]()
Le mahJ café s’installe dans la cour d’honneur
Aux manettes, Boker et son chef Aurélie Hagège vous proposent une cuisine méditerranéenne, fraîche et délicatement épicée. Profitez de délicieuses spécialités levantines salées et sucrées, borekas, salades, desserts et rafraîchissements !
Maison de la Culture Yiddish
17 septembre 2026 à 19h30
Maison de la culture yiddish (29 rue du Château d’Eau 75010 Paris.)
Glikl fun Hamel. Mère, épouse et femme d’affaires : une mémorialiste juive au XVIIe siècle
Le 17 septembre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture et du patrimoine juifs, consacrées cette année à l’amour sous toutes ses formes, la Maison de la culture yiddish recevra Michel Gaspard autour des Mémoires de son ancêtre, Glikl fun Hamel, également connue sous le nom de Glückel Hameln.
Négociante, veuve et mère de quatorze enfants, Glikl entreprit à la fin du XVIIe siècle le récit de sa vie. Ses sept livres constituent un témoignage exceptionnel sur le quotidien, les mentalités et les pratiques des communautés juives ashkénazes de son époque. Michel Gaspard a participé à leur première traduction française complète, établie à partir de la traduction allemande publiée par Bertha Pappenheim en 1910.
À travers sa douleur après la mort de son premier mari, son amour pour ses enfants, son attachement à ses parents et son remarquable talent d’observation, Glikl, femme juive du XVIIe siècle, fait entendre une voix profondément intime et universelle.
Michel Gaspard s’entretiendra avec Michèle Tauber, professeure de littérature hébraïque et yiddish à l’Université de Strasbourg. Leur dialogue permettra de découvrir une femme exceptionnelle et d’explorer, à plus de trois siècles de distance, les multiples expressions de l’amour.
Galerie saphir
du 17 septembre au 30 octobre 2026
Exposition proposée par la galerie Saphir (69 rue du Temple 75003 Paris) ![]()
Tous les jours de 14 à 19 heures
Vernissage le 17 septembre 2026 à 18 heures.
Poétique de l’amour
« Meilleures que le vin sont les amours » (Cantique des cantiques)
Qu’est-ce que le temps ? Qu’est que l’amour sinon le retour du jadis qui réveille les images perdues. « Le visage est la trace de l’inconnu » a pu écrire le philosophe Emmanuel Levinas. La Torah est donnée dans la lumière d’un regard. Telle est l’épiphanie de l’autre.
Les liens entre l’amour et le divin sont anciens dans la poésie hébraïque depuis les paroles sublimes du prophète Jérémie : ‘ Je me souviens à ton sujet de ta jeunesse, de l’amour, de tes fiançailles. « Quant au Cantique des cantiques, il demeure le dialogue théologique et amoureux le plus profond entre Israël, symbolisé par la Sulamite, et Dieu, qui est le bien-aimé. Depuis le récit de la Genèse le langage convoque la rencontre : Dieu donne à l’homme le pouvoir de nommer et donc d’ouvrir au monde.
Le désir s’enchante de la mystique par la seule présence charnelle.
Entre sacré et profane, entre vie et mort, la poésie érotique révèle l’amour de Dieu. Un Eros illuminant métaphore de la vie et du monde qui permet à l’être humain de transcender sa condition, celle de l’exil et de la souffrance. La peinture fait ressurgir l’ineffable de l’enfance et de l’amour.
Pour Théo Tobiasse, l’amour est couleur des Psaumes et la chair rutilante des femmes palpite de tentation. Les figures enlacées de Chagall libèrent les songes et traduisent plastiquement l’envol de l’esprit vers un monde spirituel en apesanteur, Samy Briss nous ouvre les portes du royaume de la mémoire, Hubert Haddad déploie des fragments d’éternité sur la ligne du temps. Tourment délicieux, aspiration à l’ineffable, l’amour est principe d’ouverture universelle, » source divine des étoiles » pour Léon L’hébreu, résistance à l’abîme.
Théâtre de l’Epée de Bois
du 16 au 25 octobre 2026
Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Vincennes
(Route du Champs de Manœuvre – 75012 Paris) www.epeedebois.com
Du jeudi au samedi à 19h
Samedi et dimanche à 14h30
Représentation exceptionnelle le mercredi 21 octobre à 20h30
LE DIBBOUK – Pièce de Shalom An-ski – Nouvelle adaptation de Jean-Henri Blumen – Mise en scène de Georges Perla – Création musicale, piano et chant Suzanne Ben Zakoun – création lumière Jean Grison – Costume Itris Projections d’après les œuvres d’Alain Kleinmann
Avec Lemmy Constantine, David Duran Camacho, Shahar Fineberg, Henri Gruvman, Ulysse Lechine, Orit Mizrahi, Georges Perla, Hanna Rosenblum – Assistante de mise en scène Eva Bitton
Le Dibbouk, œuvre majeure du théâtre viddish créée en 1920, avait déjà impressionné par son audace, sa force poétique, et sa modernité, les grands metteurs en scène de son époque (Stanislavski, Vakhtangov, Gaston Baty…)
La pièce raconte l’histoire d’un amour contrarié au milieu d’un drame mystique.
À l’instar des grands drames amoureux, Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Orphée et Eurydice, l’amour entretient ici une relation poignante avec la mort et l’éternité. Jamais dans une œuvre ne fut poussée aussi loin l’union des amants. L’âme du défunt aimé habite le corps de sa fiancée : c’est un scandale contre les convenances, les lois sociales, l’ordre du monde.
Comme l’indique son sous-titre, Le Dibbouk est un entre deux mondes. Il nous amène entre le monde des vivants et celui des morts, entre l’ancien monde qui vacille et le nouveau qui peine à naitre dans le bruit et la fureur. Cette tension dramatique qui traverse l’œuvre résonne avec nos inquiétudes contemporaines.
MEDEM
Dimanche 29 novembre 2026 à 18 heures
Centre Medem (52 rue René Boulanger 75010)
« Nos plus belles chansons d’amour »
L’une est soprano. L’autre, alto. Michèle Tauber et Jacinta ont souvent partagé la scène pour le bonheur du public.
Leurs voix en yiddish, en judéo-espagnol, en hébreu, en russe, en espagnol, en français, entre duos et solos, vous inviteront au voyage pour un moment enchanteur autour des chansons d’amour.
Elles seront accompagnées à l’accordéon par Gheorghe Ciumasu.